Le colloque intime avec l’Allemagne nécessaire à la construction européenne (Emmanuel Macron)

Le colloque intime avec l’Allemagne nécessaire à la construction européenne (Emmanuel Macron)

Le président français Emmanuel Macron lors de ses voeux enregistrés depuis le bureau de l'Elysée (crédit : Elysée / sélection B2)

(B2) Pour son premier exercice de voeux en tant que président de la république, Emmanuel Macron a voulu consacrer une partie de son allocution, assez longue (17 minutes), à « ses chers concitoyens européens »

Une conviction profonde : l'Europe est bonne pour la France

« Vous le savez, je me suis pleinement engagé dans cette bataille car je crois profondément que l'Europe est bonne pour la France. La France ne peut pas réussir sans l'Europe car elle la rend plus forte. (...) 2018 sera une année toute particulière, et j'ai besoin de vous. Je souhaite en effet que, par la consultation citoyenne, vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l'Europe quelques mois avant nos élections européennes et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ; nous avons besoin de retrouver l'ambition européenne, de retrouver une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique parce que c'est bon pour notre peuple. »

L'Europe : une puissance qui fera face à la Chine et aux États-Unis

« Je crois très profondément que l'Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique qui pourra faire face à la Chine, aux États-Unis en portant ces valeurs qui nous ont faits et qui sont notre histoire commune. J’ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et j’ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques. »

Le colloque intime avec l'Allemagne : plus que jamais nécessaire

« Je continuerai à travailler avec chacun de nos partenaires européens et tout particulièrement avec l'Allemagne. Ce colloque intime avec nos amis allemands est la condition nécessaire à toute avancée européenne ; elle n'exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires mais elle est ce par quoi tout commence. J'ai besoin que nous allions plus loin sur ce plan-là aussi et que nous rompions avec les habitudes passées, que nous retrouvions ce goût en commun d'un avenir dont nous décidons pour nous-mêmes. »

A l'international : une grammaire de la paix à inventer

Au plan international, le président français a placé trois objectifs de « combats et [d'] actions déterminées » : « la lutte contre le terrorisme islamiste au Levant, au Sahel et sur notre sol national ». Mais il a insisté sur la  paix : « c'est une grammaire de la paix et de l'espérance qu'il nous faut aujourd'hui réinventer dans nombre de continents ». Un « travail indispensable pour notre sécurité mais aussi parce qu'il est notre mission universelle, (...) pour garantir la stabilité des États et assurer le respect de toutes les minorités ». Un travail qu'il estime assuré au Liban, en cours, au Sahel et, dans l'avenir,  « en Syrie, au Proche-Orient comme en Afrique ».

En filigrane : un hommage aux forces armées

Signalons qu'Emmanuel Macron a placé en premier les forces armées et les forces de l'ordre dans ses voeux avec « une pensée pour nos militaires qui sont en ce moment même sur ces théâtres de bataille (...)  à leurs camarades tombés cette année, (...) aux policiers et aux gendarmes qui chaque jour luttent contre ce terrorisme islamiste et vous protègent au quotidien ».

(NGV)

Télécharger le discours
Ou regarder la video