Brok approuve la destitution de Morsi

Elmar Brok lors de sa conférence de presse ce matin (Crédits: B2/TLBJ)
Elmar Brok lors de sa conférence de presse ce matin (Crédits: B2/TLBJ)

(BRUXELLES2) Le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, Elmar Brok, faisait sa rentrée politique mercredi (28 août). Après une réunion des eurodéputés, où le Secrétaire général du service diplomatique, Pierre Vimont, les a briefé sur les derniers développements dans les deux pays, l'eurodéputé allemand, vétéran du PPE s'est exprimé sur deux dossiers brûlants de cet été : l'Egypte et la Syrie.

Les Frères Musulmans ? Bon débarras

Pour le président de la Commission Affaires étrangères, le renversement par l'armée de l'ancien président Morsi n'est pas un mal. « Il y avait un régime qui avait été élu mais qui a utilisé ses pouvoirs comme dans le Sinaï ou dans d'autres régions pour changer le pays de façon que ce n'était plus une démocratie et cela en aidant des groupes terroristes dans le Sinaï ». Bien qu'il reconnaisse que la « réponse militaire était disproportionnée », si la solution est bloquée dans le pays, c'est du fait de ce parti. « Nous voyons les développements critiques des Frères Musulmans. Ils n'ont pas permis jusqu'à maintenant la tenue d'une discussion. Nous les appelons à revenir autour de la table pour trouver une solution et abandonner la violence qu'ils ont utilisée, ce même avant que le président Morsi ait du quitter son poste. » Et de conclure, « Je pense que de tels développements sont importants. C'est mieux que d'avoir une relation plus étroite avec les extrémistes des Frères musulmans, du Hamas ou d'autres ». Cela a au moins le mérite d'être clair.

Une Roadmap vers la démocratie pour sortir de la crise

Elmar Brok espère aussi que « Madame Ashton sera capable de développer une relation qui pourrait mener à des négociations entre le gouvernement et les Frères musulmans pour permettre un développement pacifique vers une roadmap et pour aider le troisième groupe dont on ne parle pas et qui représente une vaste majorité des gens, ceux des printemps arabe, les laïcs, les chrétiens, les coptes, alors que 40 églises ont été brûlées par des islamistes extrémistes. Ils ont le droit d'être protégés alors qu'ils représentent 20% de la population égyptienne ». Il a également plaidé pour le maintien des programmes de l'UE en faveur des populations fragiles, « C'était une bonne décision que de suspendre les exportation d'armes vers l'Egypte. Mais en ce qui concerne les programmes, nous devons voir ceux qui aident la population et les jeunes. Les programmes de l'UE doivent aider ces populations et doivent être intégrés à la roadmap pour la démocratie ».

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