Réforme du secteur de la sécurité en Guinée

(BRUXELLES2) La Commission européenne a débloqué, fin janvier, un prêt de 15 millions d'euros pour la réforme de la sécurité de la République de Guinée. Un des cinq projets de développement pour ce pays dans les six prochaines années.

Une reprise de la coopération

La tenue d'élections législatives "inclusives" et "pacifiques", le 28 septembre 2013, a permis à l'Union Européenne d'engager, en effet, la reprise complète de sa coopération avec le pays et ainsi de débloquer les fonds. Il s'agit du deuxième volet du Programme d'appui à la Réforme du secteur de sécurité, « dont l'objectif global est d'appuyer les efforts du gouvernement en matière de consolidation de l'Etat de droit, de gouvernance, de promotion des principes démocratiques et de protection des droits humains. Le programme vise en particulier à contribuer à la création et pérennisation d'un climat social, économique et politique pacifié grâce à l'amélioration de la sécurité dans le pays. »

Priorités de la Réforme du Secteur de sécurité (RSS) 

Le document présente les priorités de la Réforme, pour lesquelles il y a « consensus » : 1) la réforme de la police, 2) la création de structures de protection civile comme les sapeurs-pompiers, 3) la « revalorisation des "éco-gardes" face à un trafic intense des animaux et une déforestation illégale accélérée », 4) la « reconversion des Forces de défense et de sécurité » qui seront réformées, 5) la mise en place une gestion des ressources humaines adaptée, transparente et contrôlée.

Enveloppe de 20 millions

L’appui européen global à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) dispose d’un montant total de plus de 25 millions d'euros. 5 millions avaient déjà été fournis par le 10ème Fonds européen de développement avant 2008. Ce sont maintenant 15 millions qui viendront de « l'enveloppe A du 10ème FED ». Finalement, 5 millions devraient être mis à disposition à travers l'Instrument de Stabilité (IdS) pour un projet pilote d'appui à la réforme de la police. Une convention de financement va être signée avec le pays partenaire.

Evaluation et audit

Le tout sera accompagné d'une évaluation et d'un audit. « Des évaluations et audits externes seront réalisés par des consultants indépendants recrutés directement par la Commission sur la base de termes de références correspondants » précise le document de projet, en trois étapes : une évaluation à mi-parcours et à la fin du projet, ainsi qu'un audit financier de la subvention et/ou de la convention de contribution.

(Leonor Hubaut)

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