N°41. L’opération militaire alliée contre Daesh (Inherent Resolve)

N°41. L’opération militaire alliée contre Daesh (Inherent Resolve)

Une patrouille composée de trois Mirage 2000 D et trois Mirage 2000 N décolle de la base aérienne projetée en Jordanie pour une mission de bombardement à Raqqah en Syrie (Crédit : EMA/DICOD - archives B2) 17 novembre 2015

Une patrouille composée de trois Mirage 2000 D et trois Mirage 2000 N décolle de la base aérienne projetée en Jordanie pour une mission de bombardement à Raqqah en Syrie (Crédit : EMA/DICOD - archives B2) 17 novembre 2015

(B2) Face à l'offensive de l'organisation de l'état islamique (Daesh) en Irak, une coalition arabo-occidentale s'est (re)formée en 2014 dans ce qui est appelée la seconde guerre civile (ou guerre du Levant). Elle a ensuite été peu à peu étendue à la Syrie.

Cette coalition de 66 membres, dirigée par les États-Unis, a trois volets essentiels : 1° les bombardements aériens — effectués par une minorité de pays européens (France, Royaume-Uni, Danemark, Belgique/Pays-Bas) et quelques pays arabes (Qatar, Jordanie, et Émirats arabes unis), 2° la formation des troupes kurdes et irakiennes et leur équipement en armes et matériels, 3° l'action des forces spéciales (américaines, britanniques, françaises, ...) au sol, aux côtés des Kurdes et Irakiens, par nature discrète. A coté de cette coalition, deux acteurs agissent de façon notable. L'Iran est le principal acteur régional soutenant, au sol, le gouvernement irakien à Bagdad. La Russie est intervenue.

2014

Le 2 janvier 2014, Daesh s'empare de Fallujah, une ville irakienne de plus de 300.000 habitants, située à un carrefour stratégique vers les routes de Jordanie et de Ramadi, à 60 km à l'ouest de Fallujah, où habitent normalement près d'un demi-million d'habitants.

Le 10 juin 2014, Daesh conquiert Mossoul, la deuxième ville d'Irak (environ 1,5 million d’habitants).

Lundi 28 juin 2014, les 28 ministres des Affaires étrangères se réunissent. Résultats : condamnations, préoccupations et peu d’actions *

Le 29 juin 2014, Abou Bakr al-Baghdadi proclame la création du califat de l’État islamique, qui s'étend de la province d'Alep dans le nord de la Syrie jusqu'à celle de Diyala, dans l'est de l'Irak, frontalière de l'Iran.

Le 8 août 2014, Barack Obama autorise des parachutages humanitaires et des frappes aériennes ciblées contre les djihadistes pour « éviter un génocide des minorités menacées par Daesh ». C'est la première fois, depuis le retrait de leurs troupes fin 2011, que les Américains s'impliquent directement en Irak. Commence alors l'opération Inherent Resolve.

Le 10 août 2014, le Conseil de sécurité de l'ONU demande à la communauté internationale de « soutenir le gouvernement irakien » face à la menace que fait peser l'avancée des jihadistes dans le nord du pays.

Le 10 août 2014, Paris décide d'envoyer de l'aide humanitaire aux minorités chrétiennes persécutées. Le Quai d'Orsay annonce l'envoi d'armes pour aider les «peshmergas», les combattants kurdes, à lutter contre les jihadistes. La France ne prévoit pas d'intervenir militairement sans le feu vert des Nations-Unies.

Le 12 août 2014, les ambassadeurs du COPS (Comité politique et de Sécurité) « prennent note du besoin urgent exprimé par les autorités régionales kurdes à certains États membres d'un soutien militaire (mais) soulignent la nécessité de considérer cette demande en étroite coordination avec les autorités irakiennes ».

Le 15 août 2014, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 2170, appelant les États à prendre les mesures nécessaires, y compris le gel des avoirs, pour éradiquer le phénomène des combattants étrangers, et place sous sanctions six personnes liées à Al-Qaïda et directement impliquées dans l’acheminement de ces combattants.

Le même jour, l’Irak s'invite au coeur d’une réunion exceptionnelle * des ministres européens convoquée par la Haute représentante Catherine Ashton. Les Européens décident de livrer des armes aux Kurdes irakiens *

Le 19 août 2014, le journaliste James Foley, otage depuis 2012, est assassiné (décapité) par Daesh. Le vidéo circule sur les réseaux sociaux.

Mercredi 20 août 2014, le président américain Barack Obama appelle à une mobilisation pour éviter que ce « cancer » ne se répande.

Dimanche 31 août 2014, le gouvernement allemand confirme sa décision. Berlin va livrer des matériels militaires conséquents en Irak *, notamment, en plus des équipements non létaux déjà fournis. Une petite révolution pour l'Allemagne.

Le 2 septembre 2014, Daesh revendique la décapitation d'un second journaliste américain, Steven Sotloff.

Jeudi 4 et 5 septembre 2014, en marge du sommet de l'OTAN au Pays de Galles, une coalition internationale se prépare pour lutter contre l’état islamique nécessaire*. Dix pays occidentaux en constituent le « noyau dur  » : France, Royaume-Uni, Canada, Australie, Allemagne, Italie, Albanie, Pologne, Danemark et Estonie. L'OTAN se place en position de soutien : soutien en matière de renseignement, mission de formation en Irak, coordonner l'aide humanitaire, accroitre l'information en matière de combattants étrangers.

Mercredi 10 septembre 2014, la Coalition contre Daesh est officiellement créée. La Maison blanche annonce le 11 septembre la nomination du général américain John Allen (corps des marines, ancien chef de l'ISAF en Afghanistan) pour commander la Coalition, avec le titre officiel « d'émissaire spécial du président US ».

Le 13 septembre 2014, le groupe terroriste annonce la décapitation du travailleur humanitaire britannique David Haines.

Lundi 15 septembre 2014, lors d'une conférence internationale pour la paix et la sécurité en Irak, organisée à Paris, 26 pays ainsi que la Ligue Arabe et l'Union européenne s'engagent à fournir « une aide militaire appropriée » à l'Irak pour lutter contre Daesh. Une action par tous moyens contre Daech (EIIL) conviennent 26 pays + l’Union européenne.

• B2 fait le bilan de ce que fournissent les pays européens dans la lutte contre Daech. Frappes aériennes, armements, formation… Ce que font les pays européens en Irak

Jeudi 18 septembre 2014, lors de sa conférence de presse semestrielle, François Hollande donne le feu vert à des frappes aériennes « dans un délai court » tout en précisant qu'il n'y aurait pas de troupes au sol et que l'intervention de la France cible l'Irak, et non la Syrie.

Vendredi 19 septembre 2014, les avions de chasse français lancent leurs premiers raids contre des positions de Daesh en Irak. L'opération Chammal est lancée, nom donné au volet français de l’opération interalliée.

Mardi 23 septembre 2014, les Américains, aidés par leurs alliés arabes, attaquent pour la première fois Daesh en Syrie.

Mercredi 24 septembre 2014, le « Jund al-Khilafa », affilié à Daesh, diffuse une vidéo mettant en scène la décapitation d'Hervé Gourdel, un guide de haute montagne niçois âgé de 55 ans, enlevé dimanche au cœur du parc national du Djurdjura, en Algérie. Les terroristes avaient lancé un ultimatum exigeant la fin des frappes françaises en Irak contre l'EI.

Mercredi 24 septembre 2014, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 2178, qui établit - sous le chapitre VII de la Charte - tout un ensemble législatif de normes visant à lutter contre le terrorisme venant en particulier de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou du Front al-Nosra (ANF). Face à EIIL, la liste noire anti-terroristes élargie. L’arsenal législatif et policier étendu (ONU) *

Le jour même, la coalition lance l'opération aérienne Desert FalconLes pilotes ont trois types de missions : l'interdiction aérienne dont le but était de diminuer ou détruire le potentiel de l’organisation terroriste, soutien aérien (Close Air Support) aux troupes irakiennes au sol et aux Peshmergas kurdes, vols de reconnaissance et de renseignement. La mission prend fin en septembre 2015.

Samedi 27 septembre 2014, le Premier ministre français Manuel Valls annonce les premières frappes françaises en Syrie. « Nous frappons Daesh en Syrie car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis la Syrie, depuis ces sanctuaires […]. Nous agissons donc en légitime défense. » La deuxième mission de frappe des Rafale français en Irak : repère et tire…*

En septembre 2014, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, se rend à Irbill pour rencontrer le président de la région kurde autonome de l'Irak, Massoud Barzani. Cette visite intervient quelques heures après que l'Allemagne ait commencé à livrer des armes aux Kurdes. Dans l'ensemble, le plan allemand prévoit d'armer 10.000 combattants kurdes, grâce à un budget de 70 millions d'euros. En parallèle, des formateurs sont également envoyés pour former les Peshmergas. 

En octobre 2014, le coût des opérations américaines en Irak contre l’état islamique * est estimé entre 780 et 930 millions de dollars.

Début octobre 2014, les premières forces britanniques rejoignent la coalition. 2 Tornado et 3 Rafale de plus dans les frappes contre l’EEIL.

En octobre 2014, les députés néerlandais appellent à rejoindre la campagne de bombardements contre l’organisation de l’État islamique (EI) en Syrie. Quatre avions d’assaut F-16 néerlandais commencent à participer aux frappes contre l’EI en Irak.

Lundi 6 octobre 2014, la frégate anti-aérienne, le Jean Bart retrouve son grand frère USS Bush dans le Golfe dans le cadre de l’opération « Chammal ».

 

Mardi 6 novembre 2014, Masrour Barzani, chef du Conseil National de Sécurité des Kurdes irakiens, invité spécial de la commission des Affaires étrangères (AFET) du Parlement européen, décrit les difficultés que rencontrent les Peshmergas dans « leur lutte pour le monde libre ». Lire : Les « trois guerres » des Kurdes irakiens *

Le 3 décembre 2014, une réunion ministérielle de la coalition internationale anti-Daesh est organisée à Bruxelles . La question des combattants étrangers * est au cœur du débat. Les 28 considèrent la réponse judiciaire insuffisante. Pistes de solution *

2015

En janvier 2015, les États-Unis annoncent le déploiement d’un millier de militaires américains en Arabie saoudite, en Jordanie et au Qatar, avec pour mission de former les rebelles de l’opposition syrienne modérée.

Dimanche 15 février 2015, le Conseil de sécurité des Nations Unies adoptent la résolution 2199, condamnant fermement la destruction des patrimoines culturels irakien et syrien et adopte des sanctions visant à combattre le trafic illicite d’antiquités et de biens culturels en provenance de ces deux pays.

Dimanche 15 mars 2015, l’UE définit sa stratégie régionale pour l’Irak, la Syrie et contre Daesh *. L'objectif « immédiat est de s'assurer que la menace ne se développe pas, c'est-à-dire contenir le flux de nouvelles recrues; et que la menace ne déborde pas plus au-delà des frontières de l'Irak et de la Syrie

Mardi 2 juin 2015, les 66 membres de la coalition se réunissent à Paris pour revoir sa "stratégie", après l'avancée des jihadistes en Irak et en Syrie. Ils tentent également de convaincre le gouvernement irakien d'intégrer davantage la minorité sunnite.

Mercredi 3 juin 2015, le ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, rend visite aux militaires belges stationnés près de l'aéroport de Bagdad.

Jeudi 11 juin 2015, la Coalition crée le dispositif pour le financement de la stabilisation immédiate (DFSI), afin de permettre au gouvernement irakien de disposer d’un outil essentiel pour prendre en charge les besoins de ses citoyens après le déroulement d’opérations militaires et la libération des zones contrôlées par Daesh. Le dispositif appartient au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

En juillet 2015, la Turquie ouvre ses bases aux alliés. Après l’attentat de Suruç, dans le sud de la Turquie, attribué à Daesh, Ankara opère un revirement significatif. L’État turc ouvre ses bases aux Américains, notamment celle d’Incirlik, et entame des bombardements en Irak. Ils visent essentiellement l’opposition kurde en Irak, craignant la montée en puissance de cette minorité sur son propre territoire.

En juillet 2015, les Émirats arabes unis et les États-Unis créent le centre Sawab, un centre d’opérations conjointes pour l’engagement en ligne, basé aux Émirats arabes unis. Son objectif est de combattre la propagande de Daesh et ses messages haineux et destructeurs. Le centre Sawab lance des campagnes de diffusion coordonnées, qui s’opposent aux prétentions de Daesh à un État légitime et à ses prétendus succès militaires et qui soulignent les failles de sa gouvernance et ses défaites militaires.

Mardi 8 septembre 2015, la France décide d'étendre la zone d’intervention de l’opération Chammal à la Syrie. Dans le même temps, elle décide de lancer une intervention aérienne. Lire : Une intervention en Syrie, avec de nombreux points d’interrogations ?

Mardi 29 septembre 2015, la Russie lance une campagne aérienne parallèle pour soutenir la lutte du Président syrien Bachar al-Assad et de ses alliés contre les forces « terroristes » menaçant la stabilité du gouvernement « légitime » de Damas. Ces bombardements visent essentiellement les groupes d'opposition et non Daesh dénoncent les occidentaux. Les Russes répliquent que des groupes d'Al Nosra (affilié à Al Qaeda) sont visés. Quoi qu'il en soit, le soutien aérien russe a un effet sur le terrain en rétablissant l’équilibre des forces en faveur du régime.

Jeudi 9 octobre 2015, une patrouille composée de deux Rafale bombarde un camp d’entraînement à Raqqa (Syrie), faisant 16 morts parmi les jihadistes, selon l’Observatoire syrien de défense des droits de l’homme, dont un chef, Abou Abdallah al-Belgiki

Vendredi 30 octobre 2015, Barack Obama annonce l'envoi de 50 soldats des forces spéciales américaines dans les zones kurdes au nord de la Syrie, afin d'aider et de coordonner les forces rebelles et kurdes contre l'État islamique.

Samedi 31 octobre 2015, un attentat revendiqué par Daesh cause la mort des 224 occupants d’un avion de la compagnie russe Metrojet, qui s’est crashé dans le Sinaï.

Mercredi 4 novembre 2015, le groupe restreint de la coalition internationale contre Daech/ISIL (l'organisation de l’État islamique en Irak et au Levant), réuni à Bruxelles, reconnait la complexité de la tâche *

Au 13 novembre 2015, les États-Unis comptabilisent 4942 positions bombardées, 4517 bâtiments détruits ou endommagés, 676 zones d'entrainement ciblées et 129 tanks annihilés.

Vendredi 13 novembre 2015, après les attentats de Paris au Bataclan du 13 novembre, la position française se durcit. Et un engagement supplémentaire est décidé.

Vendredi 20 novembre 2015, le Conseil de sécurité des Nations unies approuve, sur proposition de la France, la résolution 2249 autorisant « toutes les mesures nécessaires » pour lutter contre l’organisation État islamique (EI), qualifiée de « menace mondiale et sans précédent contre la paix et la sécurité internationales ».

Dimanche 22 novembre 2015, le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian reconnait que Daech est un ennemi hybride, mi état, mi organisation terroriste. Une évolution de la position française qui préférait, jusqu'ici, désigner l'organisation de l'état islamique (ISIL) par son acronyme arabe "Daech" niant la présence d'un état et même sa dénomination.

Au 22 décembre 2015, la coalition affirme avoir réalisé plus de 9000 frappes, dont plus des deux tiers en Irak. Près de 80% des bombardements sont menés par les États-Unis, 5% par la France.

Jeudi 3 décembre 2015, la Chambre des communes britannique adopte une motion qui permet d’étendre à la Syrie les frappes aériennes contre l’EI qu’elle effectue depuis plus d’un an déjà en Irak. Le ministre de la Défense, Michael Fallon, annonce l’envoi de huit bombardiers supplémentaires à Chypre, pour participer aux raids.

Vendredi 4 décembre 2015, le Bundestag vote (avec 445 voix pour, 146 contre et 7 se sont abstenus) en faveur d’une participation militaire à la coalition internationale contre Daesh. Le gouvernement prévoit d’envoyer au maximum 1 200 soldats en 2016.

Jeudi 17 décembre 2015, la Résolution 2253 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée à l’unanimité, renforce la lutte financière mondiale contre Daesh.

Courant décembre 2015, dans les colonnes de B2, le chef de la délégation du CICR en Irak, Patrick Youssef témoigne de ses deux ans passés sur place. Deux années au cours desquelles il a pu voir les prémices du conflit apparaitre et une situation humanitaire se dégrader. Lire: Retour d’Irak : ce que l’État islamique change ! (Patrick Youssef, CICR)*

2016
Le budget mois par mois de l'opération Inherent Resolve (source : Congrès US)

Coût de l'opération Inherent Resolve : environ 10 millions $ par mois (source : Congrès US)

Début janvier 2016, les forces armées irakiennes ont récupéré Fallujah.

Mercredi 20 janvier 2016, les ministres de la Défense des sept pays les plus engagés dans la campagne aérienne alliée et la formation des forces irakiennes - États-Unis, France, Australie, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Pays-Bas - se retrouvent à Paris sur invitation française. Ils veulent accélérer « la montée en puissance des forces locales qui reprendront du terrain à Daesh », par des moyens supplémentaires, en nombre d’avions ou de formateurs.

A la mi-janvier 2016, les États-Unis déploient 1800 parachutistes en support des forces irakiennes pour la reprise de Mossoul, ainsi que 200 marines au camp de Makhmour.

En janvier 2016, la coalition lance une opération de frappes aériennes sur Mossoul, en soutien aux forces terrestres irakiennes

Lundi 4 février 2016, lors d'une conférence de donateurs, à Londres, la communauté internationale promet 200 millions de dollars d'aide humanitaire pour l'Irak, pour aider à la stabilisation des zones reconquises.

En mars 2016, l'Union européenne rattache le groupe Etat islamique en Irak et au Levant (Daesh) à la liste noire Al Qaida*

Mercredi 27 avril 2016, le groupe restreint des membres de la coalition se réunit au Koweit.

Les bases des pays de la coalition pour la formation des forces irakiennes et kurdes (source : Congrès US)

Plusieurs pays participent à la formation des forces irakiennes et kurdes, dans différentes bases. La carte des bases et de la participation de chaque pays (source : Congrès US)

Jeudi 19 mai 2016, les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance décident d'engager l’OTAN davantage en Irak et dans la coalition contre Daesh * avec un soutien logistique (aérien) et la formation des militaires irakiens.

Jeudi 2 juin 2016, les 66 membres de la coalition se réunissent à Washington pour examiner les progrès dans la campagne militaire, discuter d'autres actions pour vaincre Daesh, et chercher un soutien supplémentaire aux efforts d'urgence humanitaires et pour la stabilisation des zones libérées.

Début juillet 2016, l’opération Chammal mobilise 1900 militaires selon les sources officielles, 14 avions de chasse de l’armée de l’Air (6 Rafale, 5 Mirage 2000D et 3 Mirage 2000N), un avion de patrouille maritime Atlantique2 de la Marine nationale ainsi que des « capacités renseignement, de commandement, de contrôle et de ravitaillement », une centaine de militaires à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes. Coté maritime, c’est la frégate de défense aérienne Forbin (D-620) qui est présente en mer Méditerranée depuis mai.

Jeudi 7 juillet 2016, le secrétaire de la Défense britannique annonce l'augmentation du soutien à l’entraînement des forces irakiennes combattant Daesh. Concrètement, 50 formateurs supplémentaires seront envoyés à la base aérienne Al-Asad, dans l’ouest de l’Irak.

Jeudi 21 juillet 2016, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la coalition se réunissent à Washington, autour du Secrétaire américain de la Défense, John Kerry. La coalition internationale se prépare à l’assaut de Mossoul et Raqqa.

Vendredi 22 juillet 2016, Interpol décide de rejoindre la coalition internationale contre Daesh pour « endiguer le flot de combattants étrangers » et « stopper son financement ». « Partager (des informations) via Interpol, revient à étendre le périmètre de la sécurité nationale », a affirmé Jürgen Stock, son secrétaire général, dans un communiqué.

Lundi 1er août 2016. La participation européenne à la coalition contre Daesh : encore bien timide. Etat des lieux

Début août 2016, le changement de commandement de l'opération Chammal fait évoluer son mandat. Lire : Un Aérien aux commandes de l’opération Chammal

Mardi 20 septembre 2016, l'UE adopte un instrument permettant la mise en place de sanctions de manière indépendante de l'ONU et des États membres contre Daesh et Al Qaida. Lire : L’arsenal européen de sanctions contre Daesh et Al-Qaida renforcé. Les combattants étrangers visés

Mardi 18 et 19 octobre 2016, de passage à Bruxelles, le ministre irakien des Affaires étrangères, Ibrahim al-Jaafari avertit qu' « aucune ingérence » ne sera tolérée dans la lutte contre Daesh. Lire : L’Irak appelle à l’aide contre Daesh, ennemi de l’humanité. Mais pas d’ingérence, avertit Al-Jafaari

Dimanche 15 novembre 2016, les Français effectuent Deux frappes de représailles sur Raqqah, sur des objectifs occupés par Daesh.

Mercredi 23 novembre 2016, le Parlement européen propose un plan pour contrer les attaques de Daesh ayant pour « but de susciter la haine contre les  valeurs européennes ». Lire : Les neuf propositions du Parlement européen pour contrer la propagande russe et de Daesh

Mercredi 30 novembre 2016, les Nations Unies établissent, dans un un rapport , une série de recommandations sur les actions à prendre pour contrer Daesh, Al-Qaida et les personnes, groupes, entreprises et entités qui leur sont associés dans divers domaines.

Vendredi 20 janvier 2017, le Danemark décide de l'envoi des forces spéciales au sein de la coalition internationale contre Daesh. (communiqué / fiche d'information)

Jeudi 2 février 2017, lors de la présentation du quatrième rapport sur la menace que représente Daesh, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman invite les États à se « mobiliser contre les stratégies d’adaptation de l’organisation terroriste ».

Jeudi 25 mai 2017, Lors d'un sommet exceptionnel avec le nouveau président américain, Donald Trump l’OTAN annonce qu'elle rejoint la coalition contre Daesh. (lire aussi : Première visite de Donald Trump à Bruxelles. L’OTAN met le focus sur Daesh),

Mercredi 7 juin 2017, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, prévient que Daesh se focalise de plus en plus sur des attaques en dehors des zones de conflit. (communiqué)

Lundi 12 février 2018, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian annonce que Les combattantes françaises de Daech arrêtées en Irak seront jugées sur place.

Vendredi 30 mars 2018, La présence des forces spéciales françaises en Syrie est révélée par les Turcs ; l’Élysée dément. Lire : Des renforts français au nord de la Syrie. L’Élysée dément du bout des lèvres mais offre sa médiation

A suivre...

(LH)

En savoir plus :

  • le site de la coalition
  • la page web du ministère britannique de la Défense
  • la page web du ministère français de la Défense
  • la carte interactive de la coalition pour connaitre les membres de la coalition et la participation