N°67. Élections européennes 2019 (V8)

N°67. Élections européennes 2019 (V8)

(B2) Les élections au Parlement européen, du 23 au 26 mai, sont le grand moment de démocratie européenne. Elles déclenchent le renouvellement des dirigeants européens, à la tête de la Commission, du Conseil européen ou de la diplomatie européenne (Haut représentant).

Le siège du Parlement européen à Strasbourg au bord de l'eau (crédit : PE)

Lire aussi notre dossier N°18. Dossier Elections 2014 et Commission 2014

La campagne démarre... doucement

Mardi 28 août 2018. En visite à Milan, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ouvre la campagne sur le thème de l'immigration. « Il y a actuellement deux camps en Europe et l'un est dirigé par Macron. Emmanuel Macron est à la tête des forces politiques soutenant l'immigration. [...] Et nous, nous voulons arrêter l'immigration illégale. » Le lendemain (29 août), en visite au Danemark, le président français Emmanuel Macron assume le clivage et réplique : « Je ne céderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine. S'ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison ».

Mercredi 5 septembre 2018. L'eurodéputé allemand CSU, président du groupe PPE au Parlement européen, Manfred Weber, se déclare candidat à la tête de liste du PPE, et s'il l'emporte à la tête de la Commission européenne. Il est soutenu par la Chancelière Angela Merkel.

Que cache la candidature de Manfred Weber à la Commission ?

Dimanche 9 septembre 2018. Élections législatives en Suède, le parti d'extrême-droite donné favori dans les sondages obtient finalement 17,8% des voix et des sièges... Face à eux, la coalition du parti social-démocrate et les verts reste leader avec 42% des sièges.

Le même jour, Guy Verhofstadt, président du groupe ALDE au Parlement européen, appelle Emmanuel Macron et son parti la République en Marche à s'allier à son groupe, dans une interview à Ouest France. Il critique le système des Spitzenkandidat.

Mardi 11 septembre 2018. Les présidents des groupes parlementaires Gabi Zimmer (GUE/NGL), Udo Bullmann (S&D), et Philippe Lamberts (coprésident Verts/ALE) annoncent, tour à tour, qu’ils ne souhaitent pas être nommés Spitzenkandidat par leurs partis.

Lundi 17 septembre 2018. Le Slovaque Maros Sefcovic (SMER), actuel commissaire en charge de l'énergie, annonce sa candidature comme tête de liste du parti socialiste européen (PSE) aux prochaines élections et à la présidence de la future Commission européenne.

Deux députés européens verts se retrouvent dans la liste des candidats à la tête de file pour les prochaines élections européennes, dont la leader actuelle, l'Allemande Ska Keller, et le Néerlandais Bas Eickhout.

Analyse. Une première évaluation, faite par B2 en septembre 2018, laisse entendre une baisse forte des deux partis de gouvernement (PPE et S&D) leur empêchant d'atteindre (comme en 2014) la majorité absolue. La forte poussée attendue du groupe libéral et démocrate (ALDE) est ralentie par le score plus faible qu'attendu des 'En Marche'. La gauche (GUE) et les verts augmentent très légèrement leur score. Mais c'est l'extrême-droite qui amorce une sensible augmentation. Une inconnue subsiste sur la formation des groupes eurosceptiques (EFDD et ECR).

Elections 2019. Quels changements attendre ?

Mardi 2 octobre 2018. Le Finlandais Alexander Stubb, ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères déclare sa candidature comme Spitzenkandidat du groupe PPE. Il est actuellement vice-président de la Banque européenne d'investissement.

Jeudi 4 octobre 2018. Le Français Pierre Moscovici annonce dans le Monde, renoncer à se présenter comme Spitzenkandidat pour le parti socialiste européen (PSE).

Dimanche 7 octobre 2018. Les élections législatives en Lettonie voient la victoire du parti social-démocrate Harmonie qui se maintient en tête avec 19,8 % des voix (23 sièges, — 1), mais le parti paysan et verts du Premier ministre, Maris Kucinskis, baisse largement (9,9 % 11 sièges, — 10). Les vainqueurs du scrutin sont les conservateurs populistes du KPV (14,25 %, 16 sièges) et le nouveau Parti conservateur plus europhile (13,6 %, 16 sièges), suivis par les libéraux europhiles de Attīstībai/Par (pour le Développement) avec 12,0 % des voix (13 sièges), Les nationalistes de Nacionālā apvienība régressent avec 11,0 % (13 sièges, — 4 sièges) tandis que Nouvelle Unité (centre droit) obtient 6,7 %. (source : Amb. Lettonie). 

Mercredi 10 octobre 2018. Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne se présente comme Spitzenkandidat du Parti socialiste européen (PSE).

Dimanche 14 octobre 2018. Élections législatives au Luxembourg. La coalition au pouvoir formée des libéraux, socio-démocrates et verts se voit confortée par les urnes, avec un rééquilibrage interne. Libéraux (16,92 %, 12 sièges, -1) et sociaux-démocrates (17,60 %, 10 sièges, -3 ) perdent quelques plumes au profit des Verts (15,13 %, 9 sièges, + 3). Le nouveau parti 'pirates' fait son entrée à la chambre avec 2 sièges (6,45%). Les Chrétiens-démocrates restent le premier parti du Grand-Duché mais s'effritent encore (28,31 %, 21 sièges, -2).

Dimanche 14 octobre 2018. Les élections régionales en Bavière (Allemagne) démontrent un effacement certain des deux partis de gouvernement : la CSU perd sa majorité absolue (37,25%, 85 sièges, -16), le SPD s'écrase (9,73%, 22 sièges, -20) au profit des Verts (17,55%, 38 sièges + 20) et de l'extrême-droite de l'AfD (10,21%, 22 sièges) qui fait son entrée à l'assemblée régionale. Les autres votes se répartissent entre le parti régionaliste libéral Freie Wähler (11,60%, 27 sièges, +8) et les libéraux du FDP qui passent juste la barre des 5% pour être représentés (5,08%, 11 sièges).

Vendredi 26 octobre 2018. Des élections présidentielles se déroulent en Irlande, dont sort gagnant le président Michael D. Higgings (parti travailliste), réélu pour un second mandat à environ 55% des voix.

Dimanche 28 octobre 2018. Les élections régionales se sont déroulées dans le Land de Hesse (Allemagne). La CDU chute de 10 points (26,96%, 40 sièges, -7) tout comme le SPD (19,80%, 29 sièges, -8) au profit des Verts (19,81% 29 sièges, + 15) qui codirigent le Land avec la CDU. L'extrême-droite AFD (13,14%, 19 sièges) fait son entrée. Les libéraux du FDP (7,49%, 11 sièges, +5) et la gauche Die Linke (6,30 %, 9 sièges, +3) gagnent quelques élu(e)s.

Jeudi/vendredi 7 - 8 novembre 2018. Lors du Congrès du parti populaire européen (PPE) à Helsinki (Finlande), Manfred Weber est élu en tant que candidat pour la présidence à la Commission européenne, avant les élections au Parlement européen de mai 2019.

Jeudi/samedi 8 - 10 novembre 2018. Le Congrès du parti des Libéraux et Démocrates (ALDE), co organisé par le parti espagnol Ciudadanos, se tient Madrid (Espagne) dans désigner de Spitzenkandidat. Le parti de Emmanuel Macron, La République en Marche (LREM), annonce son intention de former une coalition avec ALDE, pour « casser les équilibres actuels qui existent au Parlement européen ».

Vendredi/samedi 7 - 8 décembre 2018. Le parti socialiste européen (PSE) organise son congrès à Lisbonne (Portugal), où Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, est désigné comme candidat pour la présidence.

2019

Mercredi 9 janvier 2019. Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, chef de la Ligue du Nord, rencontre à Varsovie Jaroslaw Kaczyński, le chef du parti conservateur polonais (PiS). Objectif : discuter d'une alliance pour les élections européennes de mai. Le PiS doit chercher d'autres alliances avec le départ des Tories britanniques.

Vendredi 18 janvier 2019. En Suède, le Premier ministre suédois Stefan Löfven réussit, quatre mois après les élections, à constituer un gouvernement, composé des sociaux-démocrates et Verts, avec le soutien du parti du Centre et des Libéraux et l'abstention de la gauche. Il obtient 153 voix au Riksdag contre 115 voix, avec 77 abstentions. La déclaration politique et les ministres sont présentés lundi (21 janvier).

Lundi 21 janvier 2019. Le commissaire européen à l'Énergie, Maroš Šefčovič, annonce sa candidature aux élections présidentielles en Slovaquie, en mars. Il « sera en congé de la Commission européenne dès le 1er février » a précisé le porte-parole de la Commission. Son portefeuille sera assuré par le commissaire Miguel Arias Cañete, en charge du Climat.

Mardi 29 janvier 2019. Le chef du parti Les Républicains (France) propose trois noms pour conduire la liste aux Européennes : le professeur de philosophie François-Xavier Bellamy (traditionnaliste), la vice-présidente de la région Ile-de-France Agnès Evren (proche de François Baroin) et l'eurodéputé Arnaud Danjean (proche de Alain Juppé). Lire : Arnaud Danjean veut crédibiliser la parole des députés sur la défense (portrait)

Lundi 4 février 2019. La Commission européenne appelle les partis qui ne l'ont pas encore fait à désigner un Spitzenkandidat.

Analyse. Les candidats au poste de Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères ne se bousculent pas, ou alors ils restent très discrets. B2 a détecté trois candidats potentiels remplissant les principaux critères écrits ou non-écrits à ce poste au sein des trois grands partis européens susceptibles de constituer une coalition au lendemain des élections. Commission 2019. Les candidats au poste de Haut représentant ne se bousculent pas. Six noms possibles et éventuels ?

Analyse. De la Commission Juncker, peu pourraient finalement rester en place fin 2019 ou 2020. Entre trois à six commissaires selon notre comptage informel. Commission 2019 : ceux qui veulent rester, ceux qui partent… et les autres

Lundi 18 février 2019. La Commission européenne confirme que le commissaire Vytenis Andriukaitis sera en « congé de la Commission sans rémunération, afin d’être candidat aux élections présidentielles en Lituanie », du 1er avril jusqu’au 30 avril, et du 14 au 27 mai en cas de second tour. Son portefeuille (santé) est transféré au vice-président Jyrki Katainen.

Lundi 18 février 2019. Le Parlement européen fournit ses premières projections sur la composition du prochain Parlement, en terme de sièges pour les groupes politiques et les partis nationaux. Lire: Européennes 2019: l'axe PPE-S&D perd sa majorité absolue

Lundi 25 février 2019. Le congrès du Parti socialiste Européen (PSE) adoube officiellement l'actuel vice-président de la Commission européenne, le Néerlandais, Frans Timmermans comme sa tête de liste et candidat à la présidence de la prochaine Commission européenne, ce week-end, à Madrid.

Analyse. Le renouvellement des institutions européennes est une mécanique raffinée faisant intervenir une série d'acteurs et de critères. Un seul grain de sable. Et l'agenda est bousculé. 2019, le renouvellement des institutions, un sacré rubik's cube !

*Dimanche 3 mars 2019, le parti de la Réforme (ER) dirigé par l’ancienne eurodéputée Kaja Kallas remporte les élections législatives en Estonie avec 28,8% des voix et devrait former le gouvernement. Il devance le parti du Centre (EK) de l'actuel Premier ministre Jüri Ratas (23%) et le parti souverainiste (EKRE) qui double son score à 17,8%, selon les résultats diffusés par le site Web officiel. Les chrétiens-démocrates (Pro Patria IE) à 11,4%, et les sociaux-démocrates (SDE) à 9,8%, sont en baisse.

*Mi-mars, la liste La République En Marche / Renaissance pour les élections européennes en France est présentée. Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes est tête de liste, suivie de Pascal Canfin, directeur général du WWF et ancien député européen (en 2009) vert.

*Mardi 26 mars 2019, le leader du groupe libéral et démocrate (ALDE) Guy Verhofstadt annonce la préparation d’un nouveau groupe européen après les élections. La semaine auparavant, ALDE a présenté les leaders de sa campagne : Guy Verhofstadt (Open VLD), une Allemande (Nicola Béer, FDP), une Italienne (Emma Bonino, Più Europa), une Slovène (Violeta Bulc, commissaire européenne), une Hongroise (Katalin Cseh, Momentum), un Espagnol (Luis Garicano, Ciudadanos) et une Danoise (Margrethe Vestager, commissaire européenne), mais pas de Français.

*Dans la foulée, le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen dénie être candidat pour un des postes au top niveau de l'Union européenne dans un entretien au Financial Times. Mais il refuse aussi explicitement de soutenir la reconduction de Margrethe Vestager, l'actuelle commissaire à la Concurrence, à la Commission.

*Samedi 30 mars 2019, l’avocate anticorruption et écologiste Zuzana Čaputová remporte l’élection présidentielle slovaque avec 58,3% des voix. Son rival, le commissaire européen Maroš Šefčovič, soutenu par le Smer (centre gauche) au pouvoir, est crédité de 41,7 % des voix.

*Mercredi 10 avril 2019, le Conseil européen repousse le Brexit au 31 octobre 2019. Theresa May, première ministre britannique, avait demandé une extension jusqu'au 30 juin. Si le Royaume-Uni ne ratifie pas l’accord de retrait d’ici le 22 mai, il sera obligé de participer aux élections européennes. Lire : Le Brexit reporté au 31 octobre au plus tard… (V2).

*Dimanche 14 avril 2019, les sociaux-démocrates (SDP) remportent les élections législatives en Finlande, juste devant l'extrême droite des Vrais Finlandais. Ils obtiennent respectivement 17,7% et 17,5% des voix. Suivent le Parti de Coalition nationale (centre droit) avec 17% et le Parti du Centre du Premier ministre sortant Juha Sipila avec 13,8%. Antti Rinne, le leader du SDP entend former un gouvernement avant la fin mai. Lire : Un changement gouvernemental à prévoir en Finlande.

*Le 18 avril, la dernière projection en sièges du Parlement européen (effectuée avec Kantar), prend en compte la présence de députés britanniques. Elle reste à prendre avec grande précaution, 62 élus ne sont toujours pas classés dans les partis (site, rapport complet).

*Dimanche 28 avril 2019, le parti socialiste espagnol (PSOE) arrive en tête des élections générales, devançant largement son principal concurrent le parti populaire (PP) qui s’écroule, à un point à peine du parti centriste de Ciudadanos (CS). La gauche de Podemos perd aussi des plumes (passant en 4e position). Lire : Espagne. Le PSOE sort vainqueur sans majorité absolue.

*Jeudi 2 mai 2019, les principaux candidats têtes de listes aux élections européennes — Manfred Weber (PPE), Frans Timmermans (S&D), Guy Verhofstadt (ALDE), Ska Keller (Verts) — débattent à l'institut universitaire de Florence durant deux heures sur tous les thèmes de l'économie à la défense (video). A cette occasion, le leader du groupe libéral et démocrate européen, Guy Verhofstadt annonce son intention de se dissoudre après les élections pour former un nouveau groupe centriste dont sera membre la République en Marche (LREM), le parti d'Emmanuel Macron. Une nécessité pour les deux partenaires tenants d'une Europe libérale plus forte, face à la montée d'un groupe d'extrême-droite, qui pourrait leur ravir la place de troisième groupe tant espérée.

*Jeudi 9 mai 2019, lors du Sommet informel sur l'avenir de l'Europe à Sibiu, en Roumanie, les dirigeants des 27 lancent le processus de sélection du cercle des futurs dirigeants de l'Europe, le 'top chef'. Lire : Les 27 ouvrent le bal des prétendants à la présidence de la Commission européenne (V2).

*Mercredi 15 mai 2019 a lieu le débat entre les têtes de liste européennes à Bruxelles.

*Du jeudi 23 au dimanche 26 mai 2019, les Européens votent. La soirée électorale est marquée par une participation inédite depuis 20 ans, dépassant les 50%. La physionomie du nouveau Parlement européen présente des nationalistes toujours plus forts, des verts en très bonne forme et un groupe des libéraux démocrates qui s’installe dans le rôle d’arbitre d’une nouvelle majorité (lire : Elections 2019 : premières tendances générales et résultats pays par pays (v2)). Au cours de la soirée, les différents leaders des groupes politiques s'expriment face aux journalistes, et annoncent leur position quant aux futures possibilités de coalition (lire : Elections 2019 : la bagarre des groupes a commencé !).

*Dimanche 26 mai 2019, suite aux résultats des élections, le Premier ministre grec Alexis Tsipras annonce la convocation de législatives anticipées en juin, quatre mois avant la fin de son mandat. En Lituanie, Gitanas Nausėda, candidat indépendant remporte les élections présidentielles pour succéder à Dalia Grybauskaitė.

*Mardi 28 mai 2019, les 28 chefs d'État et de gouvernement se rencontrent au cours d'un dîner informel pour décider du processus de nomination et des principaux critères des futurs dirigeants européens, sans discuter de noms potentiels (lire : A la recherche de quatre noms pour diriger l’Europe demain. Le mandat de Donald Tusk). Le matin, lors de la réunion des chefs de groupes politiques, le Parlement ne parvient pas à faire front uni face au Conseil européen.

*Mercredi 29 mai 2019, B2 dresse une première liste de la future Commission 2019. Les noms prévus, potentiels, possibles aux postes de commissaires.

*Mercredi 5 juin 2019, les socio-démocrates (A) de Mette Frederiksen remportent les élections législatives au Danemark avec 25,93% des voix (48 sièges sur 179) et pourraient former le prochain gouvernement, défaisant le parti libéral Venstre (V) de l'actuel Premier ministre Lars Løkke Rasmussen, à 23,39%. Le même jour, les quatre groupes formant une majorité au Parlement européen (PPE, S&D, ALDE et Verts) se mettent d'accord pour travailler à une ambition commune ('common ambition') à faire valoir face au Conseil européen, qui servira de socle pour le prochain président(e) de la Commission.

*Vendredi 9 juin 2019 au soir, un dîner réunit à Bruxelles les six chefs de gouvernement négociateurs des trois principaux partis politiques (A. Plenkovic et A. Karins pour le PPE, P. Sanchez et A. Costa pour le PSE et Ch. Michel et M. Rutte pour l'ALDE), sur l'invitation du Premier ministre belge.

*Le 11 juin 2019, les groupes politiques au Parlement européen se constituent peu à peu (V2).

*Le 21 juin 2019, la composition des groupes politiques au Parlement européen s'affine. Lire : Elections 2019. Les groupes politiques au Parlement européen. Derniers rattachements.

*Jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019, les dirigeants échouent à trouver la personnalité qui sera présentée comme candidate pour la présidence de la Commission européenne. Lire : Top chef 2019 : pas de fumée blanche au sommet, mais consensus pour éjecter les Spitzenkandidat.

*Lundi 1er juillet 2019, le sommet exceptionnel débuté la veille au soir sur les nominations aux hautes responsabilités européennes est interrompu vers midi, sans accord. Lire : Deuxième échec au sommet pour les 28. Une réunion frustrante, mal préparée, où les egos ont été trop nombreux (V2)

*Mardi 2 juillet 2019, le sommet reprend et abouti à quatre nominations : Von der Leyen, Borrell, Michel, Lagarde… Le nouveau quatuor de jazz européen se met en place. Lire aussi : Mutti Ursula : une femme de tête à la Commission européenne.

*Mercredi 3 juillet 2019, la composition des groupes politiques au Parlement européen est actée. Lire : Les groupes politiques au Parlement européen : les photos de familles. Quelques profils intéressants sont à noter : Les membres de la commission Affaires étrangères (AFET) et Défense (SEDE) et de toutes les autres (V2). Et c'est finalement David-Maria Sassoli (S&D) qui est élu Président du Parlement européen dans la soirée. Quatre candidatures avaient été enregistrées : l'Allemande Ska Keller pour les Verts, Jan Zahradil pour les conservateurs d'ECR, l'Espagnole Sira Rego (Podemos) pour la gauche radicale (GUE) et, en dernière minute, l'Italien David-Maria Sassoli pour le groupe S&D. Lire : Le Président du Parlement européen est… David-Maria Sassoli. Dans la foulée, les 14 vice-présidents du Parlement sont désignés. L’extrême droite contournée n’aura pas d’élu au siège présidentiel.

*Dimanche 7 juillet 2019, c'est la Nouvelle démocratie (ND) de Kyriakos Mitsotakis (PPE) qui remporte les élections parlementaires anticipées en Grèce avec 39,8% des votes devançant de 8 points le parti Syriza (GUE) de Alexis Tsipras au pouvoir.

*Lundi 8 juillet, on en sait un peu plus sur les moyens mis à disposition de la candidate à la Présidence de la Commission européenne. Lire : L’équipe de transition d’Ursula von der Leyen est lancée. La présidente désignée fait la tournée des popotes.

*Le 10 juillet, les différentes commissions parlementaires tiennent leur réunion constitutive. Des profils prometteurs et variés sont à la commission LIBE. Du côté sécurité-défense, c'est Nathalie Loiseau qui prend la tête de la sous-commission sécurité et défense (SEDE). Portrait. L'élection de son bureau a lieu dans la foulée : Le bureau de la sous-commission SEDE constitué. Certains bureaux restent incomplets à l'issue de la journée, faute de respect de la parité ou pour des raisons politiques. C'est notamment le cas de la commission AFET (lire : Le bureau de la commission AFET (affaires étrangères) n’a pu être constitué, faute de femmes !), dont le président est quand même désigné (lire : David McAllister rempile à la tête de la commission AFET du Parlement européen). Premier bilan des compositions : Les bureaux des commissions du Parlement (à peu près) tous constitués.

En même temps, la candidate pour la présidence de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rencontre les différents groupes politiques qu'elle peine à convaincre (lire : Ursula von der Leyen poussée dans ses retranchements au Parlement).

*Lundi 15 juillet 2019, Ursula von der Leyen met sa démission de MinDéf dans la balance pour emporter les voix de sa majorité. Démission qui n'est pas pour déplaire à l'armée allemande. Décryptage : Une ministre à la mauvaise réputation. Pourquoi Ursula von der Leyen ne fait pas l’unanimité en Allemagne ?

*Mardi 16 juillet 2019, Ursula von der Leyen est élue présidente de la Commission européenne 2019-2024. De justesse, après avoir tenu un discours plus tôt dans la journée visant à rassembler le plus de voix possibles (lire : La chef d’orchestre Ursula von der Leyen cherche à rassembler ses troupes). L'équipe de transition mise à sa disposition est révélée (lire : Les quatre femmes de l’équipe de transition d’Ursula von der Leyen)

Au fur et à mesure, la composition de la future Commission se dessine peu à peu : Commission 2019-2024. Une petite vingtaine de commissaires déjà désignés (V3) (régulièrement mis à jour).

Août/septembre 2019 : élections législatives en Autriche

6 octobre 2019 : Élections législatives au Portugal


En savoir plus

Nos analyses et nos fiches mémo (Quezako) sur les institutions

Nos analyses sur les partis et groupes politiques

Les interventions des dirigeants européens sur le futur de l'Europe

  1. L’Italie, pays fondateur et frondeur ? (Giuseppe Conte)
  2. La priorité de la prochaine présidence : le futur cadre budgétaire (Juha Sipilä)
  3. La crédibilité de l’Europe passe par une véritable armée européenne (Pedro Sanchez)
  4. L’Europe doit contribuer à la réunification de Chypre (Nikos Anastasiadis)
  5. Une armée (européenne) montrerait au monde qu’entre (nous) il n’y aurait plus de guerre (Angela Merkel)
  6. Une Union forte et puissante, c’est une union élargie (Klaus Iohannis)
  7. Maintenir l’Europe unie et progressiste (Jüri Ratas)
  8. La Grèce est le pilier de la stabilité européenne en Méditerranée (Alexis Tsipras)
  9. Ne nous donnez pas de leçons (Mateusz Morawiecki)
  10. L’Europe doit se concentrer sur l’essentiel et moins dépenser. Non à la réforme de la Zone Euro (Mark Rutte)
  11. Initiative d’intervention, Asile, Zone euro… Le ‘Oui mais’ de Angela Merkel aux propositions d’Emmanuel Macron
  12. L’Europe doit retrouver l’ambition du multilatéralisme (Charles Michel)
  13. Entre l’Europe du repli et l’Europe de l’habitude, Emmanuel Macron prône une Europe de l’ambition

Lire aussi :

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Mis à jour le 30.10.2018, 12.12.2018, 20.2.2019, 27.2.2019, 15.4.2019, 9.5.2019, 24.7.2019