Les gendarmes français doivent se retirer du Kosovo ?

(BRUXELLES2) L'engagement français au Kosovo que ce soit au sein de la Kfor ou d'Eulex a largement diminué depuis un an. Et à écouter Daniel Boisserie, le député Ps de Haute-Vienne, rapporteur (pour avis) des crédits « Gendarmerie nationale » à l'Assemblée nationale, les quelque 70 gendarmes toujours déployés, dont 52 dans le cadre de la mission EULEX devraient rentrer au pays. « Nous devons maintenant retirer nos gendarmes de ce théâtre. Le coût de déploiement de moyens blindés est trop élevé, les troupes ne sont pas suffisamment nombreuses pour intervenir en toute sécurité » écrit le député qui s'est rendu sur place. A cette raison opérationnelle, il ajoute deux raisons plus politiques.« Je n’ai pas le sentiment que l’État kosovar soit devenu un partenaire particulièrement solide. » Et « j’ai le sentiment que nos gendarmes sont maintenus artificiellement sur ce théâtre afin d’entretenir une présence française. Cela n’est pas tenable ». Un sentiment en général partagé dans les forces qui estiment que cet engagement est couteux en hommes alors qu'en France les effectifs dans les brigades sont comptés au plus juste. De façon plus générale, le député invite  à constater « que notre diplomatie politique et économique ne sait pas défendre nos intérêts sur les théâtres où nous envoyons nos militaires. Les ministères ne sont jamais parvenus à résoudre cette question. Peut-être devrions-nous nous en saisir ? D’autres pays savent mettre à profit leur présence militaire pour y promouvoir leurs intérêts économiques ; je pense par exemple à l’Allemagne. »