Les 28 approuvent le concept de la nouvelle mission EUAM Iraq

(B2) Les ministres des Affaires étrangères vont approuver ce lundi (17 juillet), le concept de gestion de crises (CMC) de la nouvelle mission de conseil que l'Union européenne entend déployer en Irak pour contribuer à la réforme des systèmes de sécurité (EUAM Iraq).

Une mission menée au titre de la PSDC

Il s'agira finalement d'une mission civile, de type classique, menée au titre de la PSDC. L'autre option, d'une équipe légère placée auprès de la délégation, n'a pas eu l'aval de la majorité des États membres qui se sont ralliés au principe historique (lire : Vers une action de stabilisation de l’UE dans la région centre du Mali). C'est la première étape de la planification de la mission qui vient ainsi concrétiser la demande des ministres, consignée lors de la dernière réunion du 19 juin (lire aussi : L’UE étudie l’envoi d’une équipe de conseil et soutien à la sécurité en Irak).

Une mission de conseil stratégique

Cette mission devrait être de taille assez réduite, tant dans l'effectif — une vingtaine de personnes – que dans l'objectif. Elle sera centrée sur le « conseil stratégique », des autorités iraquiennes, en matière de sécurité intérieure, avec un axe particulier donné à la lutte anti-terroriste. Elle s'inscrit sur le volet civil de la stratégie de sécurité nationale du gouvernement iraquien qui décrit plusieurs séries de menaces : le terrorisme, la corruption, l'instabilité politique et la polarisation ethnique ou confessionnelle. La mission n'assurera pas de formation en soi. Mais il n'est pas exclu qu'à terme, des formations ne soient ajoutées à son mandat, selon un diplomate européen.

Une mission, civile, basée à Bagdad

Il s'agira d'une mission civile, financée sur le budget européen (PESC), avec une enveloppe de 12 millions d'euros (dont une bonne partie destinée à la sécurité des expatriés) et 571.000 euros au titre des mesures préparatoires. Elle devrait être déployée à l'automne dans un seul emplacement : à Bagdad. La volonté européenne reste, en effet, de renforcer le gouvernement iraquien et non de faire un geste en direction des Kurdes.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Mis à jour 17.7 - Télécharger le communiqué de presse

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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