A Lire. La volte-face stratégique de l’Arménie

(B2) La décision surprise de l'Arménie d'abandonner l'accord d'association prévu avec l'Union européenne, pour rejoindre l'Union douanière eurasienne de la Russie, a mis un terme à son évolution occidentale et accentué sa dépendance à l'orbite russe, explique dans un papier qui vient d'être publié, un chercheur de l'ECFR (European Council on Foreign Relations), Richard Giragosian. Pour le chercheur, l'Arménie a « négligé une opportunité importante de renforcer ses liens avec l'Europe ». Elle est maintenant profondément dépendante de la Russie et Moscou renforce visiblement la pression bilatérale et isole davantage l'Arménie.

Des limites à la coopération, des voies alternatives à trouver

Moscou risque désormais de cibler le rôle croissant d'Erevan dans les structures de sécurité occidentales. Alors que la Russie s'est montrée de plus en plus impatiente devant les réformes de défense de type occidental engagées par l'Arménie, elle pourrait bien tenter de limiter ces réformes et la modernisation du système de défense d'Erevan en mettant un terme aux liens grandissants entre l'Arménie et l'OTAN. L'UE doit désormais étudier des solutions alternatives pour coopérer avec l'Arménie, à partir d'un raisonnement fondé sur une vision plus réaliste des limites et des obligations du pays, souligne en conclusion, le chercheur

Télécharger l'étude

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.